La Toupie 
 
Site sans publicité, ni cookies, ni IA
 
L'abus d'images animées est dangereux pour le cerveau
(Les objets temporels)




Un banal contrôle routier révèle un secret d'Etat impliquant le...

La citation du mois
(Historique)
"Le leader populiste dénonce toujours un système dont il est lui-même issu."
Matthieu Suquière
Qui sommes-nous ?
Questions/Réponses
Contact
Contribuer à La Toupie
  La Toupie  >  Textes  >  La dette publique en France et dans le monde

La dette publique en France et dans le monde




Depuis la promulgation par le Président Pompidou de la loi n°73-7 le 3 janvier 1973, l'Etat français ne peut plus emprunter à sa propre banque nationale (article 25), avec comme conséquences majeures :
  • l'enrichissement des banques privées sur le dos de l'Etat, via nos impôts donc,
  • le transfert de la création monétaire à ces mêmes banques privées.
Le processus de la création monétaire est lié directement aux emprunts bancaires. Ceci est très clairement expliqué dans le film "l'argent dette", disponible gratuitement sur internet. Cet abandon du pouvoir de l'Etat de créer sa propre monnaie via sa banque nationale est par ailleurs avéré dans la plupart des pays du monde.

Depuis cette loi dite "Rothschild-Pompidou-Giscard" (ce dernier était alors ministre des Finances, et) ou plus simplement "Loi Rothschild", l'Union Européenne a été instituée lors de la signature du traité de Maastricht, le 7 février 1992, par les douze Etats membres. L'article 104 du traité de Maastricht imposait la même interdiction pour les Etats et la Communauté Européenne de se financer directement auprès des banques centrales. Le voici :
Article 104 : "Il est interdit à la banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres. L'acquisition directe, auprès d'eux, par la banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite."
Puis, malgré le NON français -entre autres pays à refuser ce traité- au référendum du 29 mai 2005, le traité de Lisbonne est entré en vigueur le 1er décembre 2009, dans les vingt-sept États signataires. Son article 123 reprend mot pour mot l'article 104 du traité de Maastricht, également identique à l'article 181 du traité constitutionnel européen.

Les Etats signataires s'interdisent donc, par cet article 123 du traité de Lisbonne, de se financer directement à taux zéro auprès de leur banque centrale ou de la banque centrale européenne (BCE). Ils sont obligés de s'adresser aux banques privées qui leur proposent les taux qu'elles décident, allant jusqu'à 25% d'intérêts pour la Grèce en mars 2012. Ces banques privées empruntent, elles, au taux de 0% auprès de la BCE en 2017.

Pour revenir à la France, depuis 1974 le montant des intérêts de la dette cumulés et payés aux banques privées était fin 2012 d'environ 1 800 milliards d'euros. Cette somme ne vous rappelle rien ? C'est le montant de la dette de l'Etat français début 2013 !

En usant d'un raccourci, on peut affirmer que l'Etat français ne serait pas déficitaire s'il n'avait payé aucun intérêt (aux banques privées) pour ses emprunts depuis 1973, mais avait continué de se financer à 0% auprès de sa banque centrale. A qui profite cette situation ? Aux banques privées bien sûr. Et qui pâtit de cette situation ? Les Etats, et donc les contribuables, dont les impôts directs et indirects servent au remboursement des intérêts de la dette plutôt qu'à des investissements sociaux ou environnementaux.

Bien évidemment, le raccourci précédent en est un et une explication plus complète pourrait être développée. Ce n'est pas le but de cet article, qui souhaite juste aider à la prise de conscience collective nécessaire. Notons juste que le gouvernement Islandais a démontré qu'il est possible de redresser un pays, sans la finance mondialisée, alors que la plupart des pays subissent les volontés de ces banquiers avides, dont certains sont devenus chef d'Etat ou de Gouvernement, comme en Italie, en Espagne, à la tête de l'UE, ou bien comme Pompidou qui était directeur général de la banque Rothschild de 1956 à 1958, avant d'être élu Président de la République Française en 1969, ou le Président français élu en 2017 qui fut associé-gérant de la banque Rothschild&Cie entre 2008 et 2012. Voilà, voilà.

Qu'en pensez-vous, pour la santé budgétaire des pays et mettre fin à cette crise qui s'auto-alimentera à l'infini pour la plus grande richesse d'une poignée de banksters inconscients, les Etats devraient ils reprendre le pouvoir de création monétaire, et annuler toutes les dettes consenties aux banques privées ?

"Mon véritable adversaire, c'est le monde de la finance", cette phrase prononcée par le candidat François Hollande prend toute sa saveur vue sous cet éclairage. Et cette phrase est d'ailleurs restée en attente d'actes en phase avec les paroles durant tout le quinquennat de ce Monsieur.


Fred, le 16/02/2013, actualisé le 05/08/2017


Liens :

Ajout du 16/03/2013 :
    Précisions sur l'exemple Islandais cité plus haut, suite au commentaire d'un internaute qui rappelle à la vigilance sur les sources du net !

    Tout d'abord les faits, indéniablement porteurs d'espoirs : en 2008, alors que la dette du pays est de 9 fois son PIB, les fameuses "agences de notation" maintiennent l'Islande en AAA. Fin 2008 le pays est en cessation de paiement.. En janvier 2009, suite aux prêts consentis par le FMI (comme partout où le FMI sévit, ce prêt est subordonné à de larges coupures budgétaires, principalement sur les secteurs sociaux) le peuple islandais se rebelle contre le capitalisme. De grandes manifestations pacifiques provoquent la chute du cabinet conservateur de Geir Haarde. La gauche, minoritaire au parlement, revient au pouvoir et appelle à des élections en avril 2009. L'Alliance social-démocrate et le Mouvement gauche-vert, en coalition gouvernementale, remportent la majorité absolue. A l'automne 2009, suite à un référendum d'initiative populaire, l'Islande confie à des assemblées citoyennes la rédaction d'une nouvelle constitution, par de simples citoyens tirés au sort. En 2010, le gouvernement propose la création d'un conseil national constituant, dont les membres devront être désignés par tirage au sort. Deux référendums refusent le sauvetage des banques et le remboursement de la dette extérieure. Et en septembre 2011, l'ancien Premier ministre, Geeir Haarde, est poursuivi en justice pour sa responsabilité face à la crise, comme quelques banquiers.

    Ensuite les constats, amers ou pas selon qu'on voit le verre à 1/2 plein, ou cassé : visiblement quelque chose s'est passé en 2012, dont les médias n'ont bizarrement pas fait écho (comme pour la plupart des infos venant d'Islande, probablement des problèmes de traduction ?), faisant que l'Islande se serait mise à rembourser ses dettes. Les financiers n'allaient pas se contenter de la contemplation d'une démocratie en devenir, et l'Islande a vu "sa note" remontée à A- par l'agence Fitch le 07/07/2017.

    Reste que les faits islandais décrits ci-dessus ont démontré clairement qu'un Peuple uni face aux oligarchies financières, peut remettre les choses à leur juste place. L'économie au service de la société par exemple.

    Commentaire : l'utopie, c'est ce qui n'est pas encore arrivé (www.toupie.org/Citations/Utopie.htm)


Accueil     Textes     Haut de page     Contact   Licence CC