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Biographie d'Edgar QuinetNé à Bourg-en-Bresse, dans le département de l'Ain, Edgar Quinet est issu d'une famille républicaine. Son père, qui a été commissaire de l'armée, est écoeuré par l'épopée napoléonienne. Attiré par la littérature, Edgar Quinet publie son premier ouvrage, les Tablettes du juif errant, en 1823. Il visite l'Allemagne et l'Angleterre, puis participe en 1829 à une mission d'exploration scientifique en Grèce. Après la révolution de 1830, sa réputation de républicain l'empêche d'obtenir un poste d'universitaire. Franc-maçon, membre du Grand Orient de France, Edgar Quinet participe également à la "Revue des Deux Mondes". Il publie en 1833 son premier ouvrage important, Ahasverus, un poème en prose. Il entre au collège de France comme professeur en 1846, mais en est renvoyé pour avoir diffusé des idées républicaines et anti-cléricales. Républicain convaincu, Edgar Quinet participe en février 1848 à la campagne des banquets au côté d'universitaires renommés, comme Jules Michelet. Après l'avènement de la IIe République, il est élu député de l'Ain à la Constituante de 1848, puis réélu en 1849. Il est hostile aux insurrections de Juin 1848, les estimant dangereuses pour la démocratie, mais s'oppose cependant aux monarchistes et aux bonapartistes qui réclament l'ordre. Après le coup d'État du 2 décembre 1851 de Louis Napoléon Bonaparte, Edgar Quinet doit s'exiler, avec d'autres écrivains engagés comme Victor Hugo. Après l'amnistie de 1859, il refuse de rentrer en France. Il séjourne en Belgique, puis en Suisse où, considéré comme un champion de la liberté, il dispose d'une chaire de philosophie morale à partir de 1868. Son livre, "La révolution", publié en 1865, connaît un grand succès et fait de lui "la conscience du parti républicain". Edgar Quinet rentre d'exil en 1870 et est élu député à Paris. A l'Assemblée de Bordeaux, il s'oppose à la politique conservatrice d'Adolphe Tiers et à la restitution de l'Alsace et de la Lorraine à l'Allemagne. Déçu par ce qu'il appelle "la République sans Républicains" et qu'il rejette violemment, il vit isolé jusqu'à sa mort. Quelques œuvres :
- De la Grèce moderne, et de ses rapports avec l’antiquité (1830) - Ahasvérus (1834) - Considérations philosophiques sur l’art (1839) - De la Liberté de discussion en matière religieuse (1843) - L’Ultramontanisme, ou l’Église romaine et la société moderne (1844) - L'enseignement du Peuple (1850) - Les Révolutions d’Italie (1848-1851) - Merlin l’enchanteur (1860) - La Révolution (1865) - Le Réveil d’un grand peuple (1869) - La République, conditions de la régénération de la France (1872) |