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Blasphème


"Le blasphème des grands esprits est plus agréable à Dieu que la prière intéressée de l'homme vulgaire."
Ernest Renan - 1823-1892 - Dialogues philosophiques, 1871


Définition de blasphème


Etymologie : du larin blasphemia, blasphème, diffamation, venant du grec blaptein, léser, nuire, et phêmê, réputation.

Un blasphème est un discours, un propos ou une parole considérée comme irrévérencieuse à l'égard de Dieu ou d'une divinité. Dans un sens moins strict, le blasphème est aussi une injure envers ce qui est sacré aux yeux d'une religion ou vénéré par celle-ci. Il est perçu comme un outrage à la divinité et une insulte à la religion.

La notion de blasphème a été définie au XVIe siècle par le théologien espagnol Francisco Suárez comme "toute parole de malédiction, reproche ou irrespect prononcé contre Dieu".
Synonymes : injure, insulte, indécence, irrespect, outrage.

Les blasphèmes, qui consistent en des paroles, se distinguent des sacrilèges qui sont des actes de profanation de ce qui est sacré.

Exemples de propos pouvant être perçus comme blasphématoires :
  • négation de l'existence du dieu
  • négation d'un attribut divin,
  • injure à une représentation de Dieu,
  • parjure,
  • représentation d'Allah ou de Mahomet, ce qui est interdit par l'islam.

Par extension et exagération familière, on appelle blasphème un propos injuste, indécent ou déplacé à l'égard de quelqu'un ou quelque chose qui est considérée comme respectable ou inviolable.

Pour les défenseurs du droit au blasphème, la liberté d'expression est la conséquence de la liberté de conscience. Chacun est libre de s'exprimer comme il le souhaite, en particulier sur les sujets religieux. Si cette liberté existe, elle ne peut qu'être absolue.

En France, le dernier cas de torture et d'exécution au motif de blasphème est celui du Chevalier de La Barre (1746-1766), décapité et brûlé pour ne pas avoir salué une procession religieuse. Il fut mis en avant par Voltaire pour dénoncer l'obscurantisme des lois religieuses et prôner la liberté de pensée. Il n'existe plus de délit de blasphème depuis 1791.

Publié le 12 octobre 2012



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