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Danton

Avocat et homme politique révolutionnaire français
1759 - 1794




Biographie de Danton


Georges Jacques Danton est né dans une famille bourgeoise d'Arcis-sur-Aube (Aube). Après avoir suivi des études de droit à Paris, il acquiert grâce à la dot de sa femme, une charge d'avocat au Conseil du roi.

Dès le début de la Révolution, Danton s'engage dans la Garde nationale et est élu président du district parisien des Cordeliers en octobre 1789. L'année suivante, il fonde le club des Cordeliers où il fréquente Camille Desmoulins et Marat, et devient célèbre par ses talents d'orateur. Après la fusillade du Champ-de-Mars du 17 juillet 1791 contre les manifestants républicains, il part pour un court exil en Angleterre, puis regagne Paris.

En octobre 1791, Danton est élu second substitut du Procureur de la Commune de Paris avant de devenir ministre de la Justice en août 1792. Homme fort du gouvernement, il parvient à éviter la panique dans une France envahie par les armées prussiennes. Par pragmatisme, il n'hésite pas à engager des négociations secrètes avec les puissances coalisées pour rechercher une paix rapide.
"Pour vaincre l'ennemi, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !"
(2 septembre 1792)
Après la victoire de Valmy le 20 septembre 1792, Danton est élu député à la Convention nationale et quitte ses fonctions de ministre. Siégeant avec les Montagnards mais soucieux de l'union de tous les républicains face aux attaques extérieures, il tend la main aux Girondins. La main tendue est refusée par ceux-ci qui l'attaquent sur sa gestion financière au ministère de la Justice.

Avec les Montagnards, Danton vote la mort du roi Louis XVI en janvier 1793. En avril de la même année, il obtient la création du Comité de Salut public chargé de faire face aux dangers qui menacent la République : invasion étrangère et guerre civile avec le soulèvement de la Vendée. Danton, qui domine le Comité de Salut public, n'y est pourtant pas réélu en juillet 1793. Il lui est reproché de ne pas avoir su prévenir la trahison du général Dumouriez et de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour une lutte efficace contre les ennemis de la République. Il se met alors en retrait de la vie politique pendant quelques temps.

Après les victoires militaires de fin 1793, Danton, avec son ami Camille Desmoulins, estime qu'il est temps d'arrêter les mesures exceptionnelles (La Terreur) et de revenir à un gouvernement normal. Il crée le mouvement des Indulgents, puis s'allie un temps avec Robespierre pour éliminer les hébertistes. Cependant Danton, dont des amis sont compromis dans des scandales financiers, est accusé de malversation. Arrêté le 29 mars 1794, il est condamné à mort puis guillotiné le 5 avril avec Camille Desmoulins et plusieurs de ses amis.
    "Comme pour Robespierre, il s'est vite constitué autour de sa personne une légende. Et s'est déchaînée entre historiens robespierristes et dantonistes une polémique idéologique et politique qui a culminé sous la IIIe République. Pour les premiers, Danton est un politicien sans scrupules, vénal, capable de trahir la Révolution ; pour les seconds, il est un ardent démocrate, un patriote indéfectible, un homme d'État généreux." (Wikipédia)



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