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Biographie de Jean-Paul MaratJean-Paul Marat est né dans une famille modeste à Boudry, près de Neuchâtel en Suisse. Après des études de médecine en autodidacte à Paris, il commence à exercer en Angleterre. Il y publie plusieurs ouvrages philosophiques, scientifiques ou juridiques dont "Les chaînes de l'esclavage" (1774) où il montre comment les chefs et les princes deviennent des despotes et prône l'insurrection, la révolution par la violence, comme moyens de vaincre le despotisme. De retour en France en 1776, Marat est nommé médecin des Gardes du comte d'Artois, frère du roi Louis XVI. Dans le Plan de législation criminelle écrit en 1777-1778, il s'en prend à l'ordre social et propose de réformer en profondeur la justice. En 1788, lors de la convocation des Etats Généraux, il se lance dans le journalisme Jean-Paul Marat a 45 ans quand commence la Révolution française. Il fonde, dès septembre 1789, le journal "L'Ami du Peuple" dans lequel il attaque avec véhémence la cour du roi Louis XVI et dénonce toutes les compromissions politiques. Sous la monarchie constitutionnelle, ses critiques envers Necker, premier ministre, et La Fayette, qui sont partisans de réformes modérées, le conduisent à s'exiler en Angleterre de janvier à mai 1790. Membre influent du club des Cordeliers qui regroupe des républicains, il contribue à la préparation de l'insurrection du 10 Août 1792 contre la monarchie constitutionnelle. Très populaire auprès des sans-culottes, il est élu député de Paris à la Convention. Il contribue à la condamnation à mort du roi Louis XVI, puis à la formation du Tribunal révolutionnaire et du Comité de sûreté générale. Montagnard extrémiste, Marat prône une dictature révolutionnaire et s'en prend aux Girondins qui dominent alors la Convention. Il les accuse de conduire une politique incapable de faire face aux dangers intérieurs ou extérieurs qui menacent la République et d'être des ennemis de la France. Les Girondins tentent de le mettre en accusation, mais il est blanchi par le Tribunal révolutionnaire. Lors des insurrections des 31 mai et du 2 juin 1793, avec l'aide des sections parisiennes de Sans-culottes, il contraint les députés à décréter l'arrestation des Girondins, portant ainsi les Montagnards au pouvoir. Marat meurt peu après, le 13 juillet 1793, assassiné dans sa baignoire, où il soignait une grave maladie de peau, par Charlotte Corday admiratrice des Girondins et indignée par le tour sanglant pris par la Révolution. Les partisans de Marat firent installer sa dépouille au Panthéon d'où elle sera retirée en 1795.
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