![]() |
|
|
Biographie de Camille DesmoulinsAprès avoir été élève au collège Louis-le-Grand, en même temps que son ami Robespierre, Camille Desmoulins étudie le droit et s'oriente vers une carrière difficile d'avocat à cause de son bégaiement. Il vit de poèmes dédiés à Madame Duplessis, dont il épousera la fille Lucie en 1790. Camille Desmoulins ne parvient pas à se faire élire aux Etats généraux de la Picardie dont il est originaire, mais il s'intéresse aux évènements politiques. En juin 1789, il publie "La France libre", un violent réquisitoire contre l'Ancien Régime. Le 12 juillet 1789, après le renvoi de Necker, il appelle aux armes le peuple assemblé dans les jardins du Palais Royal. Cette incitation conduit deux jours plus tard à la prise de la Bastille. Devenant l'un des premiers journalistes français, il crée le journal "Les Révolutions de France et de Brabant" qui a un grand retentissement. Pamphlétaire et ardent défenseur de la démocratie, Camille Desmoulins s'oppose au suffrage censitaire qui n'accorde le droit de vote qu'à ceux qui paient un certain niveau d'impôt, le cens. Il critique également le droit de veto que la Constitution de 1791 a accordé au roi. Le 10 août 1792, Camille Desmoulins participe activement à l'insurrection qui renverse la monarchie et devient le secrétaire général de Danton au ministère de la justice. Elu député à la Convention nationale, il siège avec la Montagne et approuve la Constitution de 1793 et la Déclaration des Droits de l'Homme. Se ralliant à l'avis de Danton, il vote la mort du roi. Dans "Fragment de l'histoire secrète de la Révolution ou Histoire des Brissotins", Camille Desmoulins attaque violemment les Girondins qu'il accuse de modérantisme, contribuant ainsi à leur chute. Mais bientôt la justice expéditive de la Terreur écoeure Camille Desmoulins. Il plaide alors dans son journal "Le Vieux Cordelier", pour une guillotine plus "économe" et devient l'un des chefs de file du parti des "Indulgents". Arrêté et condamné à mort avec les partisans de Danton, il est exécuté le 5 avril 1794. Peu de temps avant sa mort, en révolutionnaire idéaliste, il déclare à des députés de la Convention : "Ne nous occupons pas, mes chers collègues, de défendre nos vies comme des malades, mais de défendre les principes comme des républicains." |