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Tourpilles
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Marché

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"[Les fondamentalistes du marché : ] Même lorsque leurs idées ne rencontrent pas le succès, ils n'abandonnent jamais. Ils se regroupent, définissent des stratégies et mettent l'argent qu'il faut sur la table, ils n'en manquent pas. Leur motivation ? La cupidité en grande partie. Mais aussi une volonté de reconnaissance sociale. Et un gros ego ! Ils se perçoivent comme des gens brillants ayant réussi. Ils ne veulent pas qu'on leur dise que leur business tue des enfants, provoque des crises financières, de la pauvreté. L'histoire nous enseigne que l'on ne peut laisser ces businessmen faire ce qu'ils veulent. Il faut réguler leurs activités au nom du collectif, c'est la raison pour laquelle nous avons besoin des gouvernements."
Naomi Oreskes - "Les fondamentalistes du marché n'abandonnent jamais" - Alternatives Economiques - n°444, mars 2024

"La théorie économique justifie l'existence des marchés par leur effet positif supposé sur le bien-être collectif : ils inciteraient les offreurs à produire des biens de bonne qualité à des prix bas. Pour cette raison, et pour cette raison seulement, en tant qu'ils travaillent à l'intérêt général, les profits privés sont tolérés. Il est important de rappeler cette évidence à une époque où le profit semble être devenu une valeur absolue, bonne en elle-même. Or, si on en juge la finance de marché du point de vue de l'intérêt général, on ne peut imaginer échec plus complet."
André Orléan, directeur de recherche au CNRS - Pourquoi tant de crises ?, Alternatives économiques, hors série n°87, 1er trimestre 2011

"Aujourd'hui, alors que le salariat est plus hégémonique que jamais parmi les actifs, et bien que les statuts précaires d'emploi soient encore minoritaire en termes de stocks, l'insécurité et l'instabilité de l'emploi se généralisent. Les CDD et les l'intérim deviennent la norme d'entrée sur le marché du travail, débouchant de plus en plus difficilement sur l'emploi stable. Parallèlement, la faiblesse et la division syndicales sont sans précédent et fragilisent la défense des travailleurs, tandis que la sous-traitance et la multiplication des très petites entreprises (système de franchise) font éclater les collectifs de travail et concourent à la désertification syndicale. C'est dans ce contexte que le patronat, notamment sous sa forme de multinationales, et les gouvernements de droite ou de gauche à orientation néo-libérale ou ultra-libérale ont déclenché une vaste offensive contre les salariés, en cassant et en remettant en cause une par une ses protections et garanties collectives : réformes des retraites, de la Sécurité sociale, de l'assurance chômage, workfare et casse du droit du travail."
Evelyne Perrin - Née en 1940 - Nouvelles luttes de classes, 2006

"Une société où l'économique domine le politique (et dans l'économique, la compétition donc le calcul et l'appétit du gain, ce qui est la définition même d'une économie de marché) est une société qui crée des inégalités insupportables."
Paul Ricoeur - 1913-2005 Innocente culpabilité de Marie de Solemne, 1998

"Les peuples n'ont pas élu leurs gouvernements pour que ceux-ci les "offrent" au marché. Mais le marché conditionne les gouvernements pour que ceux-ci leur "offrent" leurs peuples. Avec la mondialisation libérale, le marché est l'instrument par excellence de l'unique pouvoir digne de ce nom, le pouvoir économique et financier. Celui-ci n'est pas démocratique puisqu'il n'a pas été élu par le peuple, n'est pas géré par le peuple, et surtout parce qu'il n'a pas pour finalité le bonheur du peuple."
José Saramago, écrivain portugais - Le Monde Diplomatique, octobre - novembre 2005

"Une des bases fondamentales du pouvoir de l'Etat capitaliste moderne, le marché national, est liquidée par la canonnade de l'économie financière globale. Le nouveau capitalisme international rend les capitalismes nationaux caducs, et en affame jusqu'à l'inanition les pouvoirs publics. Le coup a été si brutal que les Etats nationaux n'ont pas la force de défendre les intérêts des citoyens."
Sous-commandant Marcos, Armée zapatiste - Le Monde Diplomatique, août 1997

"Une des bases fondamentales du pouvoir de l'Etat capitaliste moderne, le marché national, est liquidée par la canonnade de l'économie financière globale. Le nouveau capitalisme international rend les capitalismes nationaux caducs, et en affame jusqu'à l'inanition les pouvoirs publics. Le coup a été si brutal que les Etats nationaux n'ont pas la force de défendre les intérêts des citoyens."
Sous-commandant Marcos, Armée zapatiste - Le Monde Diplomatique, août 1997

"Les marchés financiers n'ont que faire de la couleur politique des dirigeants des pays : ce qui compte, à leurs yeux, c'est le respect du programme économique. Les critères financiers s'imposent à tous. Les maîtres du monde peuvent tolérer l'existence d'un gouvernement de gauche, à condition que celui-ci n'adopte aucune mesure pouvant nuire aux intérêts des marchés. Ils n'accepteront jamais une politique de rupture avec le modèle dominant."
Sous-commandant Marcos, Armée zapatiste - Le Monde Diplomatique, août 1997

"Par son exploitation du marché mondial, la bourgeoisie a rendu cosmopolites la production et la consommation de tous les pays."
Karl Marx et Friedrich Engels - Manifeste du parti communiste, 1848

"C'est pour respecter le principe de la concurrence que les néolibéraux veulent réduire le secteur public. Pour eux la concurrence par le marché est censée - par principe - résoudre les problèmes supposés d'efficacité des monopoles publics, favoriser la baisse des prix et l'innovation. Pourtant, presque tous les services publics constituent ce que les économistes appellent des "monopoles naturels"."
Jacques Nikonoff - 11 novembre 2004



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