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Tourpilles
Recueil de citations


Marché

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"Fabriquons des obèses gavés de sucre, diabétiques limaces rampantes, éléphants de mer au coeur fragile. La honte de leur corps nous sera un marché sans fin de produits diététiques, de joggings XXL, et de rameurs couchés."
Michel Piquemal - Le Prophète du libéralisme [satire] - Page 44 - 2005

"En vérité je vous le dis, la télévision n'est que le porte-parole du Marché. Elle est là pour persuader petits et grands que la quantité des biens et la qualité de la vie sont une seule et même chose.
Vos émissions ont pour vocation de rendre le cerveau humain perméable aux publicités. Vous devez le divertir entre deux messages. Car ce que vous vendez aux annonceurs, c'est du temps de cerveau humain disponible."

Michel Piquemal - Le Prophète du libéralisme [satire], 2005

"Les banques coopératives européennes constituent dans les périodes de turbulences et d'insécurité que traversent actuellement les marchés financiers un havre de sécurité !"
Christopher Pleister - cité dans "Une autre façon d'entreprendre. Entretiens coopératifs" - 2010 - Page 39

"Une société où l'économique domine le politique (et dans l'économique, la compétition donc le calcul et l'appétit du gain, ce qui est la définition même d'une économie de marché) est une société qui crée des inégalités insupportables."
Paul Ricoeur - 1913-2005 - Innocente culpabilité de Marie de Solemne, 1998

"Peu de gens aujourd'hui défendent cette grande hypocrisie : on prétend aider les pays en développement alors qu'on les force à ouvrir leurs marchés aux produits des pays industriels avancés, qui eux-mêmes continuent à protéger leurs propres marchés. Ces politiques sont de nature à rendre les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres - et plus furieux."
Joseph Stiglitz, économiste et Prix Nobel d'économie

"Je contacte Bernard Maris, professeur d'économie, et aussi rédacteur en chef de Charlie Hebdo, journal de gauche qui vit sans publicité. Avec pédagogie, il tente d'expliquer les enjeux du marché à ceux qui n'y connaissent rien. Et il confirme : "Bien sûr, les financiers sont aux aguets pour les chiffres du chômage. Le chômage est un moyen commode pour faire du profit." Et il me le prouve. "Si l'on suit la courbe du chômage de masse et l'effondrement de la part du salaire dans le PIB, on voit qu'elles sont parallèles, argumente-t-il. Entre 1980 et 2003, pendant que le chômage de masse s'installait, la part du salaire dans la richesse nationale est passée de 77 à 68%." Il calcule : "çà nous fait une chute de 8%. Sur un PIB de 1 500 milliards d'euros, c'est 120 milliards de moins. Soit deux fois le déficit de l'Education nationale."
Mais cet argent n'est pas perdu pour tout le monde. "Il se retrouve dans la poche du rentier et dans l'investissement mécanisé. Le chômage fait pression sur les salaires. L'argent économisé sur les salaires permet des gains de productivité. Il part dans les bulles immobilières aujourd'hui, boursières hier.""

Patricia Sudolski - Vous croyez que ça m'arrange d'être chômeuse ?, 2005

"L'efficacité de la répression dans les régimes prétendument démocratiques tient d'abord à l'usage limité et proportionnel qui en est fait : trop de répression, ou une répression trop brutale en regard des faits reprochables aux dissidents que nous sommes, délégitimerait un régime supposé au service de tous et garant des libertés de chacun. Pour ne pas avoir à employer trop souvent la répression, le régime se livre à un travail permanent de légitimation de ses institutions, y compris répressives, qui vise à dissuader a priori la dissidence active. Des logiques inhérentes à l'économie de marché y concourent déjà : la précarisation des travailleurs, qui ne laissent guère de temps pour réfléchir, l'incitation permanent à la consommation, qui alimente l'endettement des ménages et les contraint à penser d'abord aux échéances à rembourser avant la contestation."
Xavier Renou - Petit manuel de désobéissance civile, 2009

"Un citoyen de Londres me disait un jour : "C'est la nécessité qui fait lois, et la force les fait observer." Je lui demandai si la force ne faisait pas aussi quelquefois des lois, et si Guillaume le Bâtard et le Conquérant ne leur avait pas donné des ordres sans faire de marché avec eux. "Oui, dit-il, nous étions des boeufs alors ; Guillaume nous mit un joug, et nous fit marcher à coups d'aiguillon ; nous avons depuis été changés en hommes, mais les cornes nous sont restées, et nous frappons quiconque veut nous faire labourer pour lui, et non pas pour nous.""
Voltaire - 1694-1778 - Dictionnaire philosophique, 1764

"Un principe de base du marché des dérivés est qu'il s'agit d'un jeu à somme nulle : dans le domaine des futures, des options et des swaps, les bénéfices des uns ne peuvent être couverts que par les pertes des autres. Tout fonctionne sur la base de "contreparties". Or comment trouver des contreparties aux nombreux dérivés hybrides, exotiques et sur-mesure, sinon par une chasse effrénée au gogo."
Ibrahim Warde - La dérive des nouveaux produits financiers - Le Monde Diplomatique, juillet 1994

"Les économistes se font les avocats de la libre concurrence, mais ne la mettent pas en pratique sur le marché des idées. Nous lançons donc un appel pour un nouvel esprit de pluralisme en économie, qui laisse place à des discussions critiques et des échanges tolérants entre différentes approches."
Appel de 44 économistes - Plaidoyer pour une économie pluraliste et rigoureuse, in American Economic Review, 1992



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