La Toupie 
 
Site sans publicité, ni cookies, ni IA
 
L'abus d'images animées est dangereux pour le cerveau
(Les objets temporels)




Un banal contrôle routier révèle un secret d'Etat impliquant le...

La citation du mois
(Historique)
"Le leader populiste dénonce toujours un système dont il est lui-même issu."
Matthieu Suquière
Qui sommes-nous ?
Questions/Réponses
Contact
Contribuer à La Toupie
  La Toupie  >  Citations  >  par thèmes  >  Investissement > 2/2

Tourpilles
Recueil de citations


Investissement

Page 2 / 2



"Comme le disait un célèbre patron "dépeceur" d'entreprises à rentabiliser : "l'entreprise appartient à ceux qui investissent dedans, pas aux employés, pas aux fournisseurs, et pas à la localité où elle est située". Cet homme, responsable du licenciement de dizaine de milliers de personnes, rappelait la vraie hiérarchie, et désignait, de fait, le propriétaire comme seul véritable citoyen libre."
Denis Duclos - Né en 1947 - Une nouvelle caste planétaire, Manière de voir n°99, Juin-Juillet 2008

"La principale différence entre une coopérative et une entreprise classique, c'est que les salariés sont intrinsèquement associés à l'ensemble de ses rouages. Entreprendre sous forme coopérative, c'est faire le choix de la responsabilisation de la totalité des décisions, c'est croire en l'homme et en sa capacité d'investir dans un projet mutuel commun, c'est défendre des valeurs pour en recueillir les fruits ensemble et de façon égalitaire."
Jacques Landriot - Une autre façon d'entreprendre. Entretiens coopératifs, 2010

"Dans le cabaret de la globalisation, l'Etat se livre à un strip-tease au terme duquel il ne conserve que le minimum indispensable : sa force de répression. Sa base matérielle détruite, sa souveraineté et son indépendance annulées, sa classe politique effacée, l'Etat-nation devient un simple appareil de sécurité au service des méga-entreprises. Au lieu d'orienter l'investissement public vers la dépense sociale, il préfère améliorer les équipements qui lui permettent de contrôler plus efficacement la société."
Sous-commandant Marcos, Armée zapatiste - Le Monde Diplomatique, août 1997

"Il s'agit notamment de modifier nos productions et notre consommation dans le sens d'une plus grande sobriété, grâce à des changements de pratiques individuelles, mais surtout grâce à des transformations structurelles obtenues par des investissements massifs dans les énergies renouvelables, la rénovation thermique des bâtiments, les alternatives aux transports thermiques et l'agriculture, notamment."
Dominique Méda - Ne serait-il pas plus mobilisateur d'annoncer l'ère d'une nouvelle abondance ? - Le Monde, 03/09/2022

"Est-ce que produire des colifichets pour lesquels il faudra faire de la publicité serait une plus grande contribution au bien-être humain qu'un investissement améliorant le service de santé ' Il me semble que la réponse saute aux yeux."
Joan Robinson - 1903-1983 - Philosophie économique, 1962

"Je contacte Bernard Maris, professeur d'économie, et aussi rédacteur en chef de Charlie Hebdo, journal de gauche qui vit sans publicité. Avec pédagogie, il tente d'expliquer les enjeux du marché à ceux qui n'y connaissent rien. Et il confirme : "Bien sûr, les financiers sont aux aguets pour les chiffres du chômage. Le chômage est un moyen commode pour faire du profit." Et il me le prouve. "Si l'on suit la courbe du chômage de masse et l'effondrement de la part du salaire dans le PIB, ont voit qu'elles sont parallèles, argumente-t-il. Entre 1980 et 2003, pendant que le chômage de masse s'installait, la part du salaire dans la richesse nationale est passée de 77 à 68%." Il calcule : "çà nous fait une chute de 8%. Sur un PIB de 1 500 milliards d'euros, c'est 120 milliards de moins. Soit deux fois le déficit de l'Education nationale."
Mais cet argent n'est pas perdu pour tout le monde. "Il se retrouve dans la poche du rentier et dans l'investissement mécanisé. Le chômage fait pression sur les salaires. L'argent économisé sur les salaires permet des gains de productivité. Il part dans les bulles immobilières aujourd'hui, boursières hier.""

Patricia Sudolski - Vous croyez que ça m'arrange d'être chômeuse ?, 2005

"Mais pourquoi l'arrêt d'exploitation est-il plus rentable que le sauvetage ? Quand pense-t-on aux vendeuses mises au chômage ?
Guy Deseez, de la CGT chômeurs, à qui j'ai posé la question, rit de ma naïveté. "Avant les entreprises appartenaient à des hommes. Aujourd'hui, elles appartiennent à des investisseurs. Ça change la donne, dit-il. Hier, le patron pensait : plus j'ai d'employés, plus je produis, plus je réussis. Résultat, le dindon de la farce c'est l'employé. Il faut économiser sur les salaires pour reverser à qui de droit."

Patricia Sudolski - Vous croyez que ça m'arrange d'être chômeuse ?, 2005

"Leur talent principal [aux grands patrons] consiste à savoir échapper à la concurrence : contrôle de l'Etat, tactiques pour réduire la charge de l'impôt, sous-évaluation momentanée d'actifs, crédulité des investisseurs, rumeurs... Même lorsqu'ils plaident pour une "société de concurrence parfaite", ils font leur fortune en exploitant les imperfections de l'économie de marché !"
Ouvrage collectif - L'homme et le marché, 2006



>>> Retour page 1 des citations : Investissement



Accueil     Citations     Haut de page     Contact   Licence CC