La sortie de l'euro est effectivement, pour reprendre les mots de Pierre Tourev,
"un saut dans l'inconnu, un pari auquel il faut bien réfléchir avant de s'y lancer".
La candidate FN fait du bruit avec ça, et elle promet un référendum sur le sujet. Sachant qu'une grosse majorité de Français ne souhaite pas quitter l'euro (question d'habitude, probablement) n'est-ce pas pour elle une manière de ne pas prendre trop de risques avec cette mesure ? Sachant surtout que les programmes économiques ne sont pas ce que les "citoyens" électeurs comprennent et analysent le mieux des discours des uns et des autres.
Les conséquences de la sortie de l'euro restent de la pure spéculation. L'économie n'est pas une science exacte, et les économistes peuvent dire tout et son contraire. Autant je prends très au sérieux les prévisions du GIEC en ce qui concerne le climat, autant le fait "qu'une large majorité d'économistes et d'experts convergent pour prédire une catastrophe pour la France si elle quittait la Zone euro" me laisse sceptique.
Maintenant, nous pourrions, en effet, rencontrer certaines ou peut-être toutes les conséquences que Pierre Tourev a listé. Notamment une perte de pouvoir d'achat pour les particuliers.
Ceci dit, si la sortie de l'euro est préconisée comme "le remède miracle pour l'emploi et la croissance"... de mon côté je ne prendrais ni le risque de la sortie, ni sa défense. Là aussi, abstention ! Parce que je reste convaincu que tant que nous resterons dans cette course au toujours plus, les problèmes ne feront que s'empiler. Euro ou Franc ou n'importe quoi, n'y changeront rien !
Notre système économique n'est tout simplement pas viable (durable) !
- La croissance infinie dans un monde fini est impossible ! (même repeinte en vert)
- Nous consommons trop (si tous les terriens consommaient comme un Français Moyen, il nous faudrait 2, 5 ou 3 planètes Terre)
- Les matières premières s'épuisent, l'énergie bon marché issue des fossiles et de l'uranium touche à sa fin.
- Nous dégradons toujours plus notre environnement et la biodiversité.
Et aucun des candidats à la présidentielle n'ose avouer et lier ces 4 évidences.
Rien de plus normal, puisque le consommateur appelé prochainement à voter, ne veut surtout pas entendre ce genre de discours.