Le mot
"décroissance" est un "mot-obus". Il faut se référer à l'économiste Serge Latouche pour en comprendre le sens et la portée.
Les "ultra-riches" ne sont qu'une poignée. Leur apprendre le sens de la juste mesure, leur apprendre à dire "assez", les guérir de leur boulimie et de leur soif de pouvoir n'est pas la priorité. Probablement d'ailleurs une mission impossible... N'oublions pas que leur richesse s'est construite ou ne perdure qu'avec notre complicité.
La décroissance vise en premier lieu à faire prendre conscience aux "petits-bourgeois" * vivant principalement dans les pays riches, que la croissance infinie dans un monde fini est impossible. A leur faire prendre conscience et accepter le fait que notre planète a des limites, que leur mode de vie participe à détruire l'environnement, que le bonheur n'est pas dans le toujours plus, que leur petit confort repose sur l'exploitation de la misère et des ressources de la planète, etc.
La décroissance se pratique à tous les niveaux, en ville comme à la campagne. Elle se concrétise de multiples façons.
Les décroissants (objecteurs de croissance) prônent la simplicité volontaire, la sobriété dans la joie de vivre, ils combattent la publicité...
Quelques slogans portés par les objecteurs de croissance :
- Travailler moins pour vivre mieux.
- Moins de bien plus de liens.
- Penser global, agir local.
- Le monde n'est pas une marchandise (José Bové)
- On arrête tout, on réfléchit, et c'est pas triste. (sous-titre du film l'An 01)
* Lire :
"Le petit-bourgeois gentilhomme" du sociologue Alain Accardo.