En effet, l'écologie est d'abord une science. Ou plus exactement elle est l'ensemble des sciences ayant un rapport avec l'environnement. Autant dire toutes les sciences "dures" sur lesquelles reposent nos connaissances.
Attention toutefois à ne pas mettre toutes les sciences dans le même panier. L'économie est également présentée comme une science. Affublée de "lois", aujourd'hui assistée de modèles mathématiques hyper sophistiqués, on nous ferait presque croire qu'elle est une science exacte ("dure"). Or il ne s'agit que d'une science humaine et sociale.
Il en est de même de la politique... Ainsi on parle de "science politique" et d'"économie politique".
Les mots ne servant qu'à traduire des idées, nous ne devrions jamais perdre de vue l'étymologie des mots.
Écologie et économie ont la même racine grecque "oikos" (la maison). Pour l'écologie il s'agit de sa connaissance ; et pour l'économie, de sa gestion.
Déjà, comment pourrions-nous bien gérer quelque chose que nous ne connaissons pas ? Pour moi, l'écologie prime donc sur l'économie.
Quant à la politique ("politikos" : les affaires de la Cité) son rôle réside ni plus ni moins que dans l'organisation de la Cité. Et évidemment cette organisation a tout intérêt à être en phase avec les véritables lois de la nature.
Comme nous pouvons le lire dans le Toupictionnaire : "Un écologue est un spécialiste de l'écologie" (donc un scientifique) et "Un écologiste est un défenseur de la nature et des équilibres biologiques".
"L'écologisme est la doctrine, le courant de pensée des mouvements en faveur de la protection de l'environnement et des équilibres naturels."
Toutefois, rien n'empêche cet écologiste de s'intéresser de près aux sciences de l'écologie, et ainsi de faire reposer sa doctrine sur de véritables convictions (scientifiques).
Léon 65, 10/08/2016
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