L'école de nos jours pose vraiment question. Aujourd'hui et depuis maintenant quelques longues années, l'école publique est LE lieu d'intégration et de socialisation. Levier vers le monde adulte, il est censé permettre à l'enfant de grandir, découvrir son univers, son histoires, s'encrer dans le monde actuel et pouvoir devenir un être à part entière de la société.
Or on remarque, depuis quelques temps, que l'école publique est de plus en plus "sélective", de part l'avancée de ses programmes et des apports faits de plus en plus tôt, et ce dès la maternelle (qui d'ailleurs n'est pas obligatoire). Les enfants doivent être attentifs et performant, ils sont évalués, notés, comparés. Ils n'ont plus de marge d'erreur, et doivent s'adapter à un rythme de vie de plus en plus soutenu. Alors, au final, l'Etat cherche à se désengager au maximum sur l'école et bouscule l'un des piliers de la république L'école publique laïque, un droit pour tous.
Marginalisation des enfants qui "ne suivent pas" le rythme imposé, modifications de plus en plus rapprochées des programmes d'enseignement proposés, augmentation du nombre des élèves par classe.... et j'en passe.
Où allons-nous? Doit-on laisser nos écoles prendre ce chemin sinueux ? Lorsque demain nos enfants grandiront et chercheront un emploi, quels seront les critères de sélections ? Je pense sincèrement que les valeurs de l'école publique s'effondrent, et que nous fermons volontairement les yeux sur ces changements.
Je trouve dommage de remettre en question des systèmes fonctionnant au lieu de travailler à l'amélioration des services publics. Nous allons vers la fin du service public, ......, son remplaçant... les associations ? Les municipalités amenées à terme à disparaître ? Les collectivités territoriales qui ont de moins en moins de marges de manoeuvre financières sur les petits territoires ? L'avenir est plus qu'incertain.
philrosevalice, 29/09/2010
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