L'Éducation, un mot d'une ampleur telle qu'il couvre divers domaines de l'être social dans sa complexité psychique et cognitive. C'est pour cette raison que l'école se présente comme une instance cruciale dans la vie de l'enfant-adolescent à plus d'un titre :
D'abord parce qu'au sein de cette institution se côtoient les générations futures perméables aux mutations tous azimut. En outre, c'est au sein de l'école que se forge la personnalité de l'homme en général, du citoyen participatif, jouissant de la plénitude de ses potentiels créatifs. Enfin la plupart du temps imparti se passe sur les bancs des classes.
Quels nouveaux risques à encourir par incidence au fil de ce parcours ?
Nous remarquons que la jeune génération scolarisée est absorbante, les ados sont fort sensibles à l'environnement mouvant, à leur corps, la manière de vivre, se comporter. Ce faisant ils sont comme une bombe à retardement provoquant des risques probants. Une sur-information des réseaux sociaux, le déluge de connaissances désaxe leur attention ajouté à cela le flux d'images, d'ondes au contenu "toxique", non contrôlé, influe sur le savoir reçu.
La 1ère révolution fut apparue au 15éme siècle avec l'invention de l'imprimerie passant de la civilisation de l'oral à celle de l'écrit. Cet événement majeur a capoté le cours de l'histoire à commences par le milieu scolaire qui en a reçu les secousses.
Vers les années soixante-dix, une 2ème révolution a dynamité l'histoire humaine : Le numérique a fait tache d'huile dans tous les secteurs de la vie, notamment l'école restée traditionnelle, usant des moyens vétustes, une pédagogie éculée. Les besoins effectifs de l'apprenant ne sont pas pris en ligne de compte ce qui aggrave le manque de mobilisation pour aimer les cours. L'école cultive la violence, l'indifférence totale. On crie haro sur les enseignants désarmés des nouvelles technologies de pointe, désoutillés de TICE dispensés par Google... Depuis des bévues sont observées.
Que quémandent ces jeunes au juste ?
La génération montante a un grand besoin de compréhension de la part des adultes, parents, de la communauté agissant dans les établissements. Devant ce défi à risque, la communauté devrait repenser l'école en se penchant sur l'éducation à multiples facettes : côté psycho, artistique, imaginatif, ludique et j'en passe. Valoriser les disciplines esthétiques, théâtrales, musicales avec l'animation en milieu de semaine. Les nouvelles techno au coeur de l'apprentissage tout en créant un espace rimant avec les TICE en révolutionnant l'architecture de l'école. Aussi, faut-il éduquer à la solidarité citoyenne, l'égalité des chances, au plaisir du savoir. Le bonheur aujourd'hui n'est pas dans la concurrence mais dans le dialogue entre les partenaires, les paires en milieu scolaire. Ce dernier ne sera pas conçu comme un champ de bataille d'autant que chacun dispose de talents et pré-acquis de la famille, du milieu. Il suffit du bon accompagnement.
L'univers contemporain est assuré par contact avec interface sur lequel l'enfant surfe. Ce caractère tactile lui confère l'efficacité pédagogique sans précédent. Toutes les sources de perception sont interconnectées. Télescopage instantané de compétences voir, lire, écouter la même chose. Ce passage sera accompagné d'animation de l'enseignant qui veille à la bonne communication, son commentaire en groupe loin du pouvoir coercitif. La progression des élèves se profile à l'horizon sans dérapage. Les forces vives de la société, les mass médias oeuvreront dans ce but loin de tout aveuglement des esprits. On devrait expliquer aux apprenants les phénomènes sociaux via la radio scolaire, entamer des débats fructueux en milieu scolaire. Étancher la soif cognitive en épousant la communication, les commentaires méthodologiques pour façonner des êtres qui réfléchissent non des robots à têtes bourrées de n'importe quoi.
Par ces moyens l'école jettera les ponts entre elle et le milieu socioéconomique ambiant. A défaut, elle signera le bulletin de sa mort une fois pour toutes.
Sedeck, 21/12/2015
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