Comme son nom l'indique, le Capitalisme a pour but l'accumulation de capital (capital = argent, pour faire court.) Ce capital est théoriquement transformé (investi) en outil de production dont la finalité est, non pas de faire travailler des pauvres chômeurs, mais de vendre n'importe quoi pour faire toujours plus de bénéfices (profit). Voilà en quelques mots comment j'explique ce système qui repose sur l'idée du mouvement perpétuel entraînant la croissance infinie.
C'est bien plus compliqué que ça, je vous l'accorde. Ne serait-ce que par le fait qu'on peut faire du profit sans rien produire du tout. Après tout, peut-être vaut-il mieux gagner des milliards en vendant du vent plutôt que des armes ou des barils de pétrole. Il n'empêche que ce capital, ces milliards, il faut bien qu'ils sortent de quelque part, et je ne parle pas de la planche à billets. Non, quelque part il y a toujours des millions d'êtres humains (travailleurs, prolétaires, esclaves, appelez-les comme vous voudrez) qui transforment leurs forces, physiques ou intellectuelles, en choses ou services bien réels que les capitalistes savent nous vendre.
Il y a plus de quatre siècles que ça marche. Évidemment, le Capitalisme a changé de forme. Le bon vieux capitalisme de Papa, celui où le petit salarié trouvait un intérêt à investir dans l'entreprise où il bossait, est mort depuis un moment déjà. Ce qui fait la force de ce système, c'est son pouvoir d'adaptation. Il n'est donc pas prêt de disparaître, d'autant plus que rien ne semble le perturber, la grande masse s'appliquant à mettre de l'huile dans ses rouages.
Mais comme rien n'est éternel, et le Capitalisme encore moins. rien ne nous empêche de deviner pour quelles raisons il disparaîtra, ni d'imaginer autre chose.
Léon 65, 13/06/2014
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