
La citation du mois (Historique) "Le leader populiste dénonce toujours un système dont il est lui-même issu." Matthieu Suquière |
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Tourpilles Recueil de citations
Banque
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"On a voté NON au référendum sur la constitution en 2005. Eh bien, Sarkozy nous l'a ratifié en douce en 2007 ! (Article 123 du Traité de Lisbonne). Quand il s'agit de l'intérêt des banques, c'est terminé la démocratie."
Georges Abolin - Né en 1969 - BD : Georges le candidat, 2012
"Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents."
Maurice Allais - 1911-2010 - La crise mondiale aujourd'hui - 1999
"Mais il faut aller plus loin et oser franchir une "ligne rouge". Non pas "réformer" la Banque Mondiale, l'OMC, le FMI. Non pas se limiter à dénoncer les conséquences dramatiques de leurs politiques. Mais proposer des institutions alternatives, en définir positivement les tâches et en dessiner les contours institutionnels."
Samir Amin - 1931-2018
"Un dépôt est une contribution charitable à l'avenir de votre banque."
Ambrose Gwinett Bierce - 1842-1914 - Le Dictionnaire du Diable, 1906
"Ce qui est en jeu, aujourd'hui, c'est la reconquête de la démocratie contre la technocratie : il faut en finir avec la tyrannie des "experts", style Banque mondiale ou F.M.I., qui imposent sans discussion les verdicts du nouveau Léviathan (les "marchés financiers"), et qui n'entendent pas négocier mais "expliquer" ; il faut rompre avec la nouvelle foi en l'inévitabilité historique que professent les théoriciens du libéralisme ; il faut inventer les nouvelles formes d'un travail politique collectif capable de prendre acte des nécessités, économiques notamment (ce peut être la tache des experts), mais pour les combattre et, le cas échéant, les neutraliser."
Pierre Bourdieu - 1930-2002 - Discours aux cheminots grévistes, Paris, Gare de Lyon, 12 décembre 1995
"L'histoire sociale enseigne qu'il n'y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l'imposer (et que ce n'est pas le marché, comme on tente de le faire croire aujourd'hui, mais le mouvement social qui a "civilisé" l'économie de marché, tout en continuant grandement à son inefficacité). En conséquence, la question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d'une Europe policière et pénitentiaire (déjà très avancée) et d'une Europe militaire (conséquence probable de l'intervention au Kosovo), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation."
Pierre Bourdieu - 1930-2002 - Contre-feux 2, 2001
"Il faut voir dans la dette, non pas le fait que l'on vive au-dessus de ses moyens, comme on aime à nous le reprocher pour justifier les mesures draconiennes qu'on nous impose, mais le résultat de la dynamique qui anime le système dans son ensemble. Comment pourrait-il ne pas y avoir de la dette puisque sans dette il n'y a pas d'argent ? Mais il est tellement plus simple et lucratif pour ceux qui en tirent profit de culpabiliser le citoyen plutôt que d'admettre que si la monnaie est effectivement une dette par nature, elle est une dette de la société envers sa population et non de la société envers les banques."
Philippe Derudder - Les monnaies locales complémentaires : pourquoi, comment ?, 2012
"En matière financière, il faudrait réaffirmer le droit et la responsabilité du gouvernement à prendre le contrôle des établissements qui posent problèmes, établir un état réel des lieux de leurs difficultés, renvoyer les dirigeants fautifs, etc. Au lieu de cela, les grandes banques conservent leur influence sur l'Etat pour éviter de payer le prix de la crise, avec le résultat qu'elles survivent mais restent éminemment toxiques, préparant de nouvelles crises pour demain."
John Kenneth Galbraith - Article Trop loin de Roosevelt, Alternatives économique, n°282 juillet-août 2009
"Aujourd'hui, le milieu des banquiers-traders-casino-Davos ne se fait guère remarquer par sa compassion pour les opprimés, mais, contrairement à ce qui se passait à l'âge d'or des barons voleurs, ses déficiences à cet égard sont compensées par l'intérêt constant que porte à ces mêmes opprimés une vaste bureaucratie internationale. A en juger par les recherches, publications, conférences et exhortations, cette attention scientifique est même extrême : le monde est devenu richissime en connaissance sur les pauvres."
Susan George - Leurs crises, nos solutions, 2010,
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