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"Toupictionnaire" : le dictionnaire de politique


Praf, prafisme, prafiste



Définition de praf, prafisme, prafiste


Etymologie : Praf est l'acronyme de Plus rien à faire ou Plus rien à foutre, inspiré du titre du livre de Brice Teinturier, politologue et directeur général délégué de l'institut de sondage Ipsos, Plus rien à faire, plus rien à foutre : La vraie crise de la démocratie (éditions Robert Laffont, février 2017).

Le néologisme Praf désigne le mal qui traverse la société française conduisant de nombreux citoyens à être indifférents à la politique, voire "dégoutés" par celle-ci après avoir perdu leurs illusions. Pour eux la parole politique et le système démocratique n'ont plus de sens. Ils ne font plus confiance aux hommes politiques qui les ont maintes fois bernés en ne tenant pas leurs promesses en ne chercherant qu'à tirer profit de leur situation.


Un prafiste est celui qui n'a "plus rien à faire", des politiciens, de la politique, mais également des médias.


Le prafisme est l'attitude des prafistes. Ce n'est pas un mouvement organisé ni un parti politique. Il n'y a pas de chef de file des prafistes. Le prafisme se manifeste essentiellement lors des élections par une abstention délibérée, un vote blanc ou nul ou un vote pour un candidat antisystème et / ou extrémiste.

Brice Teinturier estime qu'un quart à un tiers des Français serait atteint par le praf dans lequel il distingue plusieurs degrés :
  • le Praf "plus rien à faire", de "basse intensité", silencieux et inoffensif de ceux qui en ont assez des hommes politiques, des experts et des journalistes "qui nous parlent d'en haut" et sont déconnectés de la réalité.

  • le Praf "plus rien à foutre", plus radical, empreint de colère et d'une volonté de rupture. Il témoigne d'une "souffrance plus profonde" et qui rejette "cette information racoleuse qui ne nous apprend rien et qui ne produit aucune valeur ou si peu".

Selon l'auteur, la praf attitude se serait développée depuis 2007 avec le double rejet des présidences Sarkozy et Hollande. Il serait la suite logique des années 1982-2007 et de la déception des promesses non tenues par François Mitterrand et Jacques Chirac.



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