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"Toupictionnaire" : le dictionnaire de politique


Athéisme


"L'athéisme n'est ni une philosophie, ni une religion. Certains athées sont humanistes. D'autres non. Certains sont de droite, d'autres de gauche... Les athées n'ont, par principe, pas à être d'accord entre eux sur des convictions positives. Alors que les chrétiens sont d'accord sur les dogmes du christianisme et les musulmans sur les grandes bases de l'islam, la seule chose qui unisse les athées, c'est cette conviction purement négative de ne croire en aucun Dieu."
André Comte-Sponville - francetvinfo.fr le 25/01/2015


Définition d'athéisme


Etymologie : du grec ancien atheos, composé du préfixe privatif a-, sans, et de theos, dieu, avec le suffixe -isme, servant à former des mots correspondant à une attitude, un comportement, une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie.

L'athéisme est l'attitude qui consiste à ne pas croire en l'existence de Dieu, d'une quelconque divinité ou être transcendant.
Synonymes : incroyance religieuse, non-croyance, irréligion, incrédulité, matérialisme.

L'athéisme est une position philosophique qui ne doit pas être confondue avec l'agnosticisme. A la question "Dieu existe-t-il?", l'athée répond: "Je ne crois pas que Dieu existe", alors que l'agnostique préfère dire "Je ne sais pas répondre à cette question". En effet, pour ce dernier, Dieu étant inconnaissable, il ne peut se prononcer sur son existence.

Athéisme passif
Si, après avoir fait le constat, purement personnel, de sa non-croyance en Dieu, l'athée en reste là et ne change pas le cours de sa vie, on parle d'athéisme passif ou d'athéisme pratique.

Athéisme positif
Si l'athée affirme ouvertement sa non-croyance, s'il veut la faire partager, on parle alors devient d'athéisme positif, actif, voire "militant". Ne pouvant prouver que Dieu n'existe pas (1), l'athée met en avant les arguments qui ont conduit sans ambiguïté à sa non-croyance et les incohérences de la position des croyants.


Dans l'Antiquité, l'athéisme tel qu'on l'entend actuellement était peu connu. Nier l'intervention des dieux dans les affaires humaines pouvait être assimilé à de l'athéisme. Bien plus tard, la remise en question des croyances en vigueur pouvait être qualifiée également d'athéisme. Le philosophe français Pierre Bayle (1646-1707), le premier, défendit que l'athéisme n'était pas pire que l'idolâtrie.

Il n'existe aucune structure commune à l'athéisme. En effet, il peut se décliner d'innombrables manières, presque autant que de penseurs ou de personnes qui s'en revendiquent, leur seul point commun étant la non-croyance en Dieu.


Notes : (1) Il est, en effet, impossible de prouver la non-existence de quelque chose.



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