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"Tourpilles", le recueil de citations


Capitalisme, capitaliste

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"L'information de masse c'est celle que font les grands médias, avec la supériorité écrasante de l'audio-visuel. Et ces appareils d'information-là, énormes et performants, non seulement sont la propriété de grands groupes capitalistes, mais encore sont professionnellement tenus en mains par une corporation journalistique acquise très majoritairement au système, et dont la fraction d'encadrement, celle qui occupe les postes de responsabilité et de direction, vit en symbiose avec le pouvoir économique et politique."
Alain Accardo - entretien avec Alain Accardo - "A gauche" - franceradicale.org - 2003

"Résumant brièvement, nous dirons que le problème fondamental du capitalisme contemporain n'est plus la contradiction entre "maximisation du profit" et "rationalisation de la production" (au niveau de l'entrepreneur), mais entre une productivité virtuellement illimitée (au niveau de la technostructure) et la nécessité d'écouler les produits. Il devient vital pour le système dans cette phase de contrôler non seulement l'appareil de production, mais la demande de consommation, non seulement les prix, mais ce qui sera demandé à ce prix. L'effet général est soit par les moyens antérieurs à l'acte même de production (sondages, études de marché), soit postérieurs (publicité, marketing, conditionnement) d'"enlever à l'acheteur - chez qui il échappe à tout contrôle - le pouvoir de décision pour le transférer à l'entreprise, où il peut être manipulé"."
Jean Baudrillard - 1929-2007 - La Société de consommation - Denoël - 1970, page 97

"Faire travailler l'argent.
Il y a des peuples qui crèvent dans les usines ou les catacombes noires pour velouter la gueule des vierges engendrées par des capitalistes surfins, et aussi pour que "le mystérieux sourire de la Joconde" ne leur soit pas refusé. C'est ce qui s'appelle faire travailler l'argent !"

Léon Bloy - 1846-1917 - Exégèse des lieux communs

"Je vise en ce moment la propriété capitaliste telle que nous l'avons toujours et constamment définie et pense que nous pourrions envisager dès à présent l'interdiction absolue de toute succession en ligne collatérale. Dans une succession, excepté la ligne descendante directe, il n'y aurait pas d'autres héritiers que la nation, et dans la ligne descendante directe elle-même, la transmission successorale serait limitée à une génération."
Léon Blum - 1872-1950 - La Réforme de l'héritage, 1946

"Des Etats-Unis tancés et privés de la note de meilleur élève de la classe (capitaliste) ; une Chine sollicitée pour renflouer les caisses et impulser la croissance mondiale. Même dans leurs rêves nationalistes les plus fous, les dirigeants chinois n'auraient pu imaginer plus spectaculaire basculement de l'histoire.
Ils ne se privent donc plus de donner des leçons à cette Amérique "qui doit soigner son addiction à la dette" (Xinhua, 7 août 2011)."

Martine Bulard - Le Monde Diplomatique, septembre 2011 - Addictions chinoises

"Il est incontestable qu'une forme du libéralisme a permis la légitimation du capitalisme. Néanmoins, qu'on le veuille ou non, on ne peut pas ôter au libéralisme l'idée de liberté qu'il exprime. Les néolibéraux ont bien compris tout l'intérêt qu'ils avaient à abandonner le terme de "capitalisme" pour lui substituer celui de "libéralisme". Il est plus doux de se qualifier de "libéral", et de revendiquer abusivement les luttes émancipatrices liées au libéralisme philosophique des Lumières, que de se proclamer "capitaliste" et d'endosser toutes les horreurs et les collaborations aux pires totalitarismes de ce système. En jouant sur la perception des mots, les néolibéraux amalgament la tyrannie de l'argent et la liberté."
Vincent Cheynet - né en 1966 - Le choc de la décroissance - 2008, page 62

"A la différence de systèmes idéologiques qui se fondent sur des valeurs, que l'on partage ou non, le capitalisme comme le technoscientisme ne sont que des idéologies produites naturellement par les mécaniques financière ou technicienne. Leur système est tout simplement la loi de la jungle faisant prévaloir le fort et cherchant à éliminer le faible comme l'a décrit Marx. Ces mécanismes génèrent leur propre idéologie, que vont ensuite réciter les individus fanatisés."
Vincent Cheynet - né en 1966 - Le choc de la décroissance - 2008, page 166

"La concentration capitaliste provoque la concentration ouvrière et son organisation en parti de classe pour conquérir le pouvoir politique en vue de la transformation sociale. Les forces productives colossales de la société capitaliste ont rendu la société socialiste possible, inévitable même. Cette transformation se produit dans et par la lutte des classes, engendrée fatalement par le régime capitaliste lui-même. L’action du prolétariat révolutionnaire est nécessaire pour effectuer cette transformation. Toute lutte des classes est accompagnée d’une lutte politique, d’une lutte pour la conquête du pouvoir."
Adéodat Compère-Morel - 1872-1941 - Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l’Internationale ouvrière - 1912

"[Le socialisme] a besoin de la pensée vraiment libre, libre de tous les préjugés religieux et capitalistes, pour soulever les nations qui travaillent contre les oligarchies qui les exploitent et qui vivent en parasites. Il a besoin des hommes qui pensent librement sur tous les problèmes de la vie. Car le socialisme, c'est l'émancipation intégrale de l'homme."
Adéodat Compère-Morel - 1872-1941 - Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l'Internationale ouvrière - 1912

"En même temps qu'il perd son adversaire historique (le communisme, le capitalisme perd aussi l'espèce de justification négative que cet adversaire lui offrait comme sur un plateau. Aussi, le "triomphe" du capitalisme n'a-t-il d'égal que son désarroi. Le soupçon naît qu'il ait vaincu pour rien. A quoi bon vaincre quand on ne sait pas pourquoi vivre. Le capitalisme ne se pose pas la question. C'est en partie ce qui fait sa force : il n'a pas besoin de sens pour fonctionner."
André Comte-Sponville - né en 1952 - Le capitalisme est-il moral ? - 2004



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