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Maximilien de Robespierre


Avocat et un homme politique
révolutionnaire français.

1758-1794




Biographie de Maximilien de Robespierre


Maximilien de Robespierre est né à Arras dans une famille de la bourgeoisie de robe. Orphelin de mère à l'âge de 6 ans et abandonné par son père, il se réfugie dans le travail. Ayant obtenu une bourse, il réussit de brillantes études au lycée Louis le Grand à Paris où il s'enthousiasme pour les idées de Jean-Jacques Rousseau.

En 1781, Maximilien de Robespierre revient à Arras et s'installe comme avocat. Il s'engage dans la politique et est élu en mai 1789 député du Tiers Etats de l'Artois pour les Etats généraux.

Siégeant à l'Assemblée nationale Constituante, Robespierre se fait remarquer par son éloquence en défendant la liberté de réunion, la liberté de la presse, le suffrage universel ainsi que l'instruction gratuite et obligatoire. Il milite au Club des Jacobins dont il prend la tête en avril 1790 grâce à sa réputation d'intégrité, qui lui vaut le surnom d'Incorruptible. D'abord partisan d'une monarchie constitutionnelle, il devient, après la trahison de Louis XVI, l'un des principaux adversaires de la monarchie et s'impose comme un partisan des réformes démocratiques.

Après la chute de la monarchie, Robespierre est élu à la Convention nationale dans plusieurs départements, mais choisit d'être représentant de Paris. Il contribue à faire voter la condamnation à mort de Louis XVI.

En mai 1793, Robespierre obtient la proscription des girondins et deux mois plus tard, il est élu membre du Comité de salut public qui met en place la dictature montagnarde dont il est l'inspirateur avec Bertrand Barère de Vieuzac, Collot d'Herbois et Billaud-Varenne. Pour faire face aux menaces (première Coalition et soulèvement de Vendée) et conserver les acquis de la Révolution, le Comité de salut public cherche d'abord à éliminer les factions, notamment les radicaux d'Hébert, les modérés de Danton et les "Indulgents" de Camille Desmoulins et installe le régime de "La Terreur". Robespierre atteint le sommet de sa puissance en juin 1794, en étant élu président de la Convention nationale grâce au soutien de la Commune de Paris.

L'intensification de la Terreur qui découvre toujours de nouveaux "ennemis du peuple" conduit des membres de la Convention nationale et du Club des Jacobins à organiser une conspiration. Robespierre est mis en minorité à la Convention nationale et destitué le 27 juillet 1794. Mis en garde à vue à l'Hôtel de Ville, il ne peut être sauvé par un soulèvement de soldats de la Commune de Paris. Il meurt guillotiné le 28 juillet avec une vingtaine de ses partisans dont Saint-Just, Couthon, et son frère Augustin. Plusieurs dizaines d'autres sont exécutés les jours suivants.

Bien que les thermidoriens présentent Robespierre comme l'âme de la "dictature jacobine", celui-ci n'a jamais poussé à la surenchère dans les dérives de la Terreur. Son rôle au sein du Comité de salut public et son influence réelle sur le gouvernement révolutionnaire font débat parmi les historiens.



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